Dépendance aux opiacés : un problème rare

Le Dr David Lussier, directeur de la clinique externe de gestion de la douleur chronique de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal, a écrit au courrier des lecteurs de La Presse pour demander un plus grand équilibre dans la façon de traiter des opioïdes dans ce journal.  Cette prise de position fait suite à une série d'articles publiés récemment, et aux cours des dernières années, qui font état de cas d'abus de narcotiques de prescription, et qui ne font pas une distinction claire entre le fait d'être dépendant physiquement, qui est une réaction normale en cas de prise de narcotiques et de plusieurs autres médicaments, même en situation thérapeutique et contrôlée, et la dépendance psychologique - être «accro» aux narcotiques. «Les opiacés sont prescrits pour traiter une douleur sévère, qu'elle soit aiguë ou chronique» rappelle le Dr Lussier.  Le Dr Lussier plaide pour que plus d'attention soit accordée à ces patients qui souffrent de douleur et dont on ne parle que peu dans les médias.

Le Dr Lussier explique qu'il est crucial de bien encadrer la prise de narcotiques, mais qu'il ne faut pas exagérer les risques associés à la prise de ces médicaments qui sont essentiels pour traiter plusieurs cas de douleur aigüe ou chronique.  Selon les études, moins de 5% deviendront «accros».  Il remarque dans sa pratique que la couverture média accentue les craintes injustifiées de plusieurs patients.

En réponse à cette lettre, la journaliste Katia Gagnon a rappelé qu'en dernière partie de cette série, elle a présenté le cas de Mme Lise Lapierre, dont la vie à changée par la prise d'opioïdes, qui lui ont permis de retrouver une vie normale après avoir souffert de douleurs incapacitantes pendant des années.  Dans cet article, elle a aussi présenté le témoignage «de la docteure Aline Boulanger, qui déplorait le sous-diagnostic dont font l'objet nombre de patients atteints de douleurs chroniques».  

Lire le courrier du Dr Lussier, et la réponse de Mme Gagnon: La dépendance aux opiacés, un problème rare, dans La Presse

Lire l'article de Katia Gagnon qui présente le témoignage de Mme Lise Lapierre: La morphine m'a sauvée