L'Association québécoise de la douleur chronique prend position pour les patients

L'Association québécoise de la douleur chronique (AQDC) a réagi à une série d'articles publiés dans les médias récemment qui dénonçaient les cas d'abus d'opioïdes sous prescription, mais qui ne faisait pas état de l'importance de cette médication pour les patients qui en font un usage légitime.  L'AQDC considère que ces articles font du tort aux personnes qui souffrent de douleur chronique en les stigmatisant.

Jacques Laliberté président de l'AQDC dit:

«En priorisant les entrevues avec des médecins des toxicomanies, vous oubliez que la très grande majorité des gens prenant des opiacés pour la douleur chronique les prennent adéquatement. Pour cette population, les opiacés leur permettent de travailler, de s’occuper de leur famille, de retrouver une vie « normale » qui ne serait possible autrement. Leur choix est : de prendre des médicaments pour atteindre une qualité de vie acceptable ou ne pas en prendre et souffrir atrocement. Car, on ne peut guérir la douleur chronique, on ne peut que l’atténuer.»

Il ajoute: «En restant vague lorsque vous parlez de risque de dépendance avec la prise d’opiacés, vous n’offrez pas aux lecteurs la chance de bien comprendre les enjeux. Le pourcentage de patients à risque de développer une toxicomanie lorsqu’ils prennent des opiacés pour le traitement de la douleur chronique serait de 0,4% (Référence: Lynch, M. (2013) Nonmedical use of prescription opioids : What is the real problem ? Pain Res Manag 18(2), pp.67-68).»

Lisez la lettre que le président de l'AQDC, Jacques Laliberté, a fait parvenir au courrier des lecteurs de La Presse: LE TORT FAIT AUX PATIENTS LÉGITIMES - Réaction de l’AQDC suite à la publication des articles sur l’abus d’opiacés.